Théo ou la batte de la victoire, Touch !

Théo ou la batte de la victoire a bercé une partie de mon enfance et les seuls souvenir qu’il me reste aujourd’hui sont la voix des personnages principaux, ainsi que de voir Théo et Debbie, l’un faire du baseball avec un entraineur débile, l’autre de la gymnastique. Epictout ! Je sais juste que c’est un dessin animé qui me mettais un peu en émoi, et que son générique restera à jamais gravé dans ma mémoire. Mais maintenant que j’ai mis la main sur l’intégralité des 26 tomes du manga et que je les ai lu pour la première fois, je peux dire que Touch c’est bien plus que ça.

Des amis pas comme les autres

Né de la main de Mitsuru Adachi en 1981, Touch mets en scène deux frères jumeaux, Katsuya (Kim) et Tetsuya (Théo) que tout oppose ainsi que leur voisine et amie d’enfance Minami (Debbie). Star du lycéee Meisei, Kim réussit tout ce qu’il entreprend. Quant à Théo, il est feignant et passe son temps à rêver ou à dormir. Concernant Debbie, c’est une lycéenne normale mais très populaire au lycée grâce à son charme et son charisme naturel. Il se retrouvent quotidiennement dans leur pièce commune pour jouer et/ou faire leur devoir. Concernant les parents, ceux des jumeaux sont complètements perchés, et je me demande même s’ils travaillent. Le père de Minami tient un café dans lequel nos héros se retrouveront souvent. C’est dans ce contexte que l’auteur va nous montrer l’évolution des trois adolescents dans leur vie lycéenne, le tout saupoudré de romance et de baseball.

Des frères pas comme les autres

Kazuya et Tetsuya se ressemblent comme deux gouttes d’eau physiquement, mais cela s’arrête là. On peut dire qu’ils sont même diamétralement opposé psychologiquement. Et cela en fait deux frères qui discutent très peu, et se chamaillent souvent. C’est un des petits regrets que j’ai concernant Touch, mais c’est surement ce manque qui en fait un grand manga. Evidemment que tout le monde voudrait qu’ils s’entendent bien, mais le génie d’Adachi est bel et bien dans les rapports entre ses personnages, bien plus que le sport ou le scénario. Ce qui fait que les deux frères ne s’apprécient pas forcément en public, mais sont pleins d’attentions l’un envers l’autre dans leur intimité.

Et Minami alors ?

Katsuya est un élève modèle. Il se lève tôt le matin pour faire son footing, est très bon en classe, et est l’ace de l’équipe de baseball. Il est en permanence avec Minami dont il est amoureux depuis toujours. D’ailleurs elle le soutient à 100% car Kazuya veut réaliser le rêve de Minami : emmener l’équipe de Meisei au Koshien. Mais dès le début du manga, Minami montre une préférence pour Tetsuya, qui lui n’en a rien à faire. Au début 🙂 Car si durant les premiers tomes ils ne sont pas très expressifs concernant leur sentiment, cela change très vite à l’approche du grand tournant de la série. Cela nous permettra de voir enfin Tetsuya se battre pour ce qu’il veut !

Le tournant

Assez tôt dans le manga, le scénario au début très léger gagne en maturité avec un évènement qui boulerversa la vie des 3 adolescents, mais également notre lecture. Les standards posés par les premiers chapitres vont se trouver ensuite obsolètes et nous faire partir sur de nouvelles relations entre les personnages, mais en ne changeant pas ou peu l’intrigue. C’est à ce moment là que Tetsuya abandonnera la boxe pour s’initier au même sport que son frère : le baseball.

Le talent d’Adachi

Toute cette seconde partie, qui doit représenter 70% du manga ne cessera de mettre Tetsuya au premier plan ainsi que sa relation avec Minami. Mais qui au final n’évoluera guère car on parle bien d’amour à la japonaise , ou les personnages ne s’avouent jamais ce qu’ils ressentent tout en vivant un amour secret et presque à distance. Côté sport j’ai beaucoup apprécié le déroulement des matchs qui est complètement à l’opposé de Major par exemple. Dans ce dernier tout tourne autour de l’invincibilité du héros, là où dans Touch, Tatsuya n’est pas du tout hors normes et fait ce qu’il peut avec ce qu’il a. Et la fin est encore une fois typiquement japonaise : suggérée.

Le mot de la fin

J’ai beaucoup aimé le style de Mitsuru Adachi dans Touch, à la fois simple et doux, et pleins de non dits et silences assumés. Le manga est encore mieux que l’anime de mes souvenirs, et j’ai maintenant envie de revoir les 101 épisodes de mon enfance. D’ailleurs de mémoire, l’OST est vraiment de très bonne qualité.

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