Cet été je me suis bloqué le dos en faisant des travaux à la maison. Je me suis vite fait iech en restant une semaine au lit, donc j’ai tenté un truc ! J’ai pris la Kindle de ma femme pour y mettre des mangas et voir si c’est lisible. Résultat ? Largement ! A moi la série dont on entend parler partout depuis quelques temps : The Promised Neverland ! Si dans le fond j’espérais recevoir ma petite claque, j’en attendais pas vraiment grand chose. Et la réponse se situe entre les deux. Verdict !

Au fait, c’est 100% spoilers comme article 🙂

Une ambiance dingue

Le malaise est présent dès le début dans The Promised Neverland et sans pouvoir l’expliquer. Tout est beau, Maman est géniale, un petit paradis sur Terre. Mais quelque chose gêne, quelque chose n’est pas naturel dans cette vie faite d’amour et d’eau fraîche. C’est toute la force du début du manga, jusqu’à la découverte de l’horrible vérité. Et la découvrir en même temps qu’Emma et Norman renforce l’immersion et l’émotion provoquée par la dure réalité. Les enfants qui grandissent dans cette école isolée serviront de repas aux monstres qui peuplent le monde extérieur. Maman commence alors à se méfier des enfants, et son regard tendre et plein d’amour devient glacial et plein d’animosité. Regard qui effraye nos petits héros mais surtout nous, les lecteurs. Et une telle prouesse n’est pas donnée à tous les auteurs. Parfois j’étais limite stressé par Maman ou par Krone avec son character design si particulier.

Les premiers doutes

Durant la lecture des premiers tomes, je savais déjà qu’il y en aurait vingt, et je me demandais comment ils allaient pouvoir broder aussi longtemps. La logique me fit penser à raison qu’ils réussiraient à s’échapper de l’orphelinat et qu’on verrait leur vie à l’extérieur. Encore une fois, qu’est-ce que l’auteur allait pouvoir raconter pendant autant de tome ? Sur le coup j’ai pensé que le manga devrait s’arrêter après leur évasion, avec fin ouverte laissant place à l’imagination du lecteur pour ne pas gâcher la quasi parfaite première partie du manga. Quasi parfaite car j’ai trouvé qu’il y avait un peu des longueurs, des moments où on croit que l’évasion arrive et puis non, un nouvel élément perturbateur apparaît pour retarder l’échéance. Même si les idées sont bonnes, ça allonge un peu trop le récit.

Une première moitié fabuleuse

L’arc Grace Field House a de petites longueurs, et il en est de même pour la plupart des arcs de la série. Tout comme l’oeuvre dans son ensemble d’ailleurs. Je pense que le manga aurait du s’arrêter à la fin de Goldy Pound. Tout jusqu’ici est maîtrisé, plutôt concis, sans incohérence ni réelle science-fiction. La rencontre avec Sonju et Musica, la découverte de la première cache de Minerva, et la partie de chasse l’homme chez Lord Bayon m’ont tenu en haleine en permanence. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde jusque-là. Mais la suite a été moins qualitative pour ma part. Alors que tout le monde prend l’ascenseur et retourne dans le monde des humains et c’est réglé ! Non ? D’accord, ça aurait laisser trop de question de suspend, et on aurait dit : « encore une fin à la japonaise où on comprend rien », mais on aurait pu éviter les longueurs et les idées folles.

Une deuxième moitié nébuleuse

Car ce que j’appelle la seconde partie du manga est trop pleine de « il est quasiment mort mais faut tout faire pour le sauver » ou « il est retenu prisonnier il faut aller le délivrer » qui font perdre un temps dingue sans rien apporter à l’histoire. Histoire qui est pourtant toujours aussi bonne. C’est génial (mais on le voit largement venir) de revoir Norman. Génial de comprendre comment fonctionne les castes des monstres ainsi que la guerre qui les oppose aux leurs à la fin du manga. Guerre un peu longue d’ailleurs 🙂 Le dernier point qui me gêne vient de la dimension un peu perchée que prend l’objectif de rencontrer le maître de ce monde (me souviens plus comment il s’appelle). Ça donne l’impression que tout le manga tient la route, est plein de cohérence, pour un objectif final complètement tiré par les cheveux.

the promised neverland

The Promised Neverland, le mot de la fin

Soyons clair, The Promised Neverland est un très bon Shonen que je conseille à n’importe qui appréciant les mangas. La recette même si elle est classique a déjà fait ses preuves, et les quelques longueurs dont je parle ne sont pas non plus rédhibitoires. Mais c’est impossible pour moi de le qualifier de chef-d’oeuvre, de pépite ou de perle.

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