Depuis début Février, le géant du streaming Netflix diffuse une partie du catalogue du studio Ghibli. Comme j’en parlais debut Mars, ils se sont payés le luxe de doubler en VF deux titres jusqu’alors bloqués aux frontières japonaises : Souvenirs gouttes a gouttes et Je peux entendre l’océan. Et j’ai décidé de vous partager mon émoi concernant le second titre.

Ghibli et Miyazaki

J’ai longtemps fait l’amalgame entre le studio Ghibli et Hayao Miyazaki. Avec Je peux entendre l’océan j’ai découvert que d’autres réalisateurs, connus et moins connus ont réalisé des films pour le studio. Et notamment Tomomi Mochizuki, réalisateur peu connu et donc peu coûteux, qui fût responsable de la réalisation de Je peux entendre l’océan, dans une période compliquée pour Ghibli en 1993.

Je peux entendre l'océan...Je suis habitué depuis toujours aux œuvres de Miyazaki, Mon voisin Totoro, Princesse Mononoké et Le château ambulant en tête, et ce fut tout d’abord un choc de ne rien voir de fantastique dans ce long métrage. J’aime bien l’univers d’Hayao, mais c’est très (trop) souvent tiré par les cheveux. Dans Je peux entendre l’océan, cela fait du bien de voir simplement le quotidien de personnes normales, dans un environnement normal. C’est un film qui ressemble bien plus aux réalisations d’Isao Takahata qui finalement me correspondent plus.

On peut entendre et voir les qualités

Dès les premières scènes la qualité d’animation est au rendez-vous, mais ce qui impressionne le plus c’est la bande son. On se rends vite compte qu’avec peu de moyens, peu de notes, peu d’instruments, la musique nous envoûte littéralement. Et c’est un sentiment qui ne nous quittera pas pendant les 72 courtes minutes du film. Toujours sur l’audio, le doublage réalisé par Netflix est de grande qualité. On aurait pu croire à un rush rapide pour sortir le film et faire parler d’eux, mais non, ça tient largement la route, du niveau des autres productions du studio Ghibli. Franchement rien que pour ça Netflix est largement remonté dans mon estime. Quant à la partie vidéo, elle n’est évidemment pas en reste pour correspondre aux standards actuels de la haute définition.

Tout le reste est beaucoup plus subjectif. C’est le type de film que j’adore, où il ne se passe pas grand chose, où on montre des choses simples comme l’amour et l’amitié. Le triangle amoureux est bien fait, on se mets très facilement à la place du héros principal Taku, souvent exaspéré par le comportement de Rikako.

Je peux entendre l’océan…

…est vraiment une belle découverte. Peu connu dans le catalogue de Ghibli, c’est un long-métrage intelligent capable de nous garder accroché devant l’écran jusqu’à la dernière minute avec de petits moyens. Encore une fois, merci Netflix de nous l’avoir proposé en version française.

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