Cette semaine j’ai fini Outer Wilds, le GOTY 2019, sur Xbox One par le biais du très pratique Game Pass. Après avoir été un peu perdu pendant les 2-3 premières heures, les trente suivantes ont été fascinantes, rafraîchissantes, touchantes, et tout un tas de « antes ». Je n’avais encore jamais joué à un tel jeu auparavant et au temps être direct, c’est un chef-d’œuvre.

Un jeu où tout est à découvrir…

Je vais tenter de vous donner envie de jouer à mon GOTY 2019 avec zéro spoil, pas même le concept du jeu que tout le monde doit connaître aujourd’hui, car même ça c’est une surprise qui vaut le coup de découvrir soi-même.

Si la plupart des joueurs le terminent en 15 heures environs, il m’en a fallu le double pour percer le mystère de cet univers fascinant, car c’est une première pour moi de faire face à un jeu qui ne nous prend jamais par la main. Habitué aux triple A tous plus scriptés les uns que les autres, quelques heures furent nécessaires pour trouver ma place dans ce système solaire aussi mystérieux que dangereux. Outer Wilds ? Dangereux ? Et bien oui, même s’il n’y aucun combat, vous allez périr de nombreuses fois contre l’univers et… vous-mêmes. Un décollage ou atterrissage mal contrôlé, un astre qui passe par là pendant que vous vous dirigez vers une planète, une mauvaise gestion de votre oxygène, une chute d’un peu trop haut… bref, c’est bel et bien un die&retry combiné à un jeu d’exploration.

Je le qualifierai même d’un ode à l’exploration. Breath of the Wild qui était le maître étalon depuis 2017 vient se placer loin derrière tellement la liberté offerte par Outer Wilds est illimitée, cohérente et gratifiante. On parle généralement de game design ou de level design, mais on pourrait presque parler de world design, même si le terme n’existe pas vraiment. Les informations glanés à chaque exploration, chaque énigme résolue, nous en apprend toujours un peu plus sur cet univers fictif très travaillé doté d’un scénario maîtrisé du début à la fin.

Un jeu hors des standards…

Oui, le jeu nous tient en haleine avec simplement un scénario, un game design, et c’est ce qui le rend incroyable. A l’heure des triple A qui se ressemblent tous, toujours plus beau, avec toujours plus de contenu, du loot, de l’XP, et beaucoup de vide, Outer Wilds réalise la prouesse de se passer des standards de l’industrie et impose clairement son style.

… qui ne plaira pas à tout le monde

Et ce style ne sera pas pour le monde car, combiné à une difficulté certaine de ses énigmes, il en laissera plus d’un sur la paille. La grosse majorité des joueurs d’aujourd’hui ne supportera pas de ne pas trouver la solution en un clin d’œil, et/où à côté de l’énigme en question. « Je reste à un endroit tant que j’ai pas tout trouvé » est tout simplement inenvisageable dans Outer Wilds.

Moi-même qui ai adoré et arpenté l’univers pendant de longues heures, j’ai buté sur 3 énigmes qui se sont révélées être les 3 nécessaires pour finir le jeu. Après plusieurs heures d’errance j’ai du me résoudre à regarder la soluce pour me débloquer, et c’est le seul petit regret de ma partie. Surtout que je me suis rendu compte après coup qu’en fait j’avais la solution à chaque fois, mais mon cerveau n’a pas réussi à connecter les neurones au bon moment ^^

Mais c’est bien un chef-d’oeuvre !

J’espère avoir réussi mon objectif premier, c’est-à-dire vous donner envie d’y jouer malgré ses quelques défauts. Outer Wilds mérite vraiment d’être connu de tous, en espérant que sa nouvelle disponibilité sur la machine de Sony y contribue. Pour information, Outer Wilds est disponible dans le Xbox Game Pass qui coûte en ce moment 1€ pour trois mois. Plus aucune excuse pour ne pas le tester 🙂

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