Rapidement après avoir fini de lire GTO dont je vous ai parlé récemment, j’ai commencé, ou recommencer Hokuto no Ken, ou encore Ken le survivant dans notre bonne vieille langue française. Mon premier contact avec l’homme au 7 cicatrices remonte aussi loin que ma découverte de Dragon Ball ou encore Saint Seiya, c’est-à-dire au milieu des années 90. Il m’a beaucoup moins marqué que les autres, mais j’ai quand même quelques souvenirs inoubliables avec cette série, qui est la plus sanguinaire qui soit. Je me rappelle très bien de la bande son de l’anime, et j’entendais dans ma tête certaines musiques pendant que je lisais le manga. Je me souviens très bien aussi avoir chialé comme une madeleine avec ma sœur à la mort de Shuh portant la croix du sud de Souther. J’ai également le souvenir de n’avoir jamais vu la fin de la série. Ah bon ? Beh oui, ça a été un bordel pas possible avec AB1 à l’époque, et l’anime s’est arrêté vers les 2/3 de la saison 1. Du coup j’ai décidé, quelques années plus tard de me procurer la version papier de Hokuto no Ken, pour connaître le fin mot de l’histoire. C’était il y a 10 ans environ, et j’en avais un souvenir sympa qui m’a fait garder les 27 tomes qui composent la série. Mais cette nouvelle lecture 10 ans plus tard est-elle aussi naïve qu’à l’époque de ma vingtaine ? Je n’ai maintenant plus aucun doute.

Pour commencer, il faut savoir que la première partie du manga, et donc de l’anime, est la meilleure. C’est celle que nous connaissons tous, la guerre entre le Hokuto et le Nanto, ainsi que la guerre interne au Hokuto qui ne peut avoir qu’un seul héritier. Chaque combattant est doté d’une personnalité bien propre et d’un charisme plus ou moins attachant, mais la plupart sont détestables. Dans le camp des gentils : Ken, Toki, Shuh et Rei sont d’une extrême bonté et fidèles à eux-mêmes. Chez les méchants par contre, tous autant qu’ils sont : Raoh, Souther, Yuda, Jagi, Shin sont les pires hommes/tyrans/assassins qui existent, mais tous voient et comprennent l’amour avant de crever. C’est sympa au début, tout comme les techniques toujours plus folles des maître kung-fu, mais un peu lourd à la fin. Surtout que l’histoire se répète tout le temps, et même dans la deuxième partie de l’aventure où des hommes encore plus horribles font leur apparition.

D’ailleurs, de la fin de la guerre entre le Hokuto et le Nanto né un arc un peu bidon pour donner l’occasion de traverser une mer menant sur un continent où vivent d’horribles démons. Cette fois je ne vais pas spoiler car je pense que comme moi, la plupart d’entre vous ne savent même pas quoi de parle l’histoire dans ce nouveau pays, mais sachez que si l’idée est originale, elle est assez mal exploitée. C’est toujours le même schéma, Ken arrive détruit tout le monde sauf le grand méchant, se soigne et va buter le grand méchant qui l’a défoncé deux/trois jours plus tôt. Et la solution à tous ça ? L’amour ! Et je pense que la troisième et dernière partie de la série est la pire de toute.
J’ironise beaucoup dans cette critique mais j’ai quand même pris du plaisir à lire l’histoire de Kenshiro et du Hokuto, qui pour moi aurait du s’arrêter à la victoire du héros sur tous les kung-fu. L’histoire se suffisait à elle-même, pas besoin de traverser une mer pour connaître l’origine de tout ce beau bordel. On dirait que Tetsuo Hara et Buronson, les géniteurs de cet anime/manga désormais culte ont eu le même problème que notre cher Akira Toriyama : les éditeurs ne laissent pas mourir une oeuvre qui rapporte gros.

Bref, j’ai passé un très bon moment sur la première partie car cela m’a rappelé de belles choses, mais les arcs suivants ne sont clairement pas au niveau et si le scénario global tient la route, chaque petite histoire dans la grande histoire se ressemblent beaucoup trop. Je vais pouvoir faire de la place sur mes étagères, et commencer un autre manga pour vérifier s’il mérite bien de rester chez moi ou non 🙂

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