Dans ma jeunesse j’ai vu l’anime GTO, aka Great Teacher Onizuka, et j’ai adoré. J’ai ensuite lu le manga qui contient beaucoup plus de matière, et j’ai également adoré. 7 années ce sont écoulées depuis que j’ai lu GTO 14 Shonan Days, et bien que ce soit sympa, les neufs tomes de la nouvelle génération n’arrivent pas à la cheville de l’original, la faute au syndrome du toujours plus issu d’Indiana Jones beaucoup trop présent.

Aujourd’hui je suis en pleine réflexion existentielle sur les mangas que je vais garder ou non. Dans cet article je vous expliquai combien Dragon Ball n’avait pas changé d’un iota en 30 ans, mais qu’en est-il du professeur que tout le monde aurait voulu avoir, et voudrait être ? Pas de suspense évidemment, le temps n’a pas d’influence sur le cachet du Great Teacher Onizuka, car c’est aussi de la bombe. À croire que les vieux mangas ont un charme qui ne se retrouve pas dans les productions actuelles.

Concernant ma lecture, j’ai littéralement dévoré les 25 tomes de la série en deux grosses semaines, et Eikichi est totalement responsable. C’est l’histoire d’un bosozoku (jeune membre d’un gang de motard), qui matte les jeunes filles à longueur de journée, qui ne sait pas ce qu’est une douche, et qui veut devenir professeur pour se choper des petites lycéennes. Cet abruti me fait énormément penser à Kintaro Oe, le héros de l’anime Golden Boy (j’omets volontairement de parler du manga) qui passe toujours pour un bouffon au début, mais qui pourrait tirer toutes les nanas qu’il veut juste avec son charisme naturel.

Si au premier abord le pitch paraît sympa et que la bonne humeur contagieuse d’Onizuka vous fera passer un très bon moment à chaque page que vous lirez, les thèmes abordés dans le manga font assez froid dans le dos. Quand j’étais gamin je comprenais pas vraiment le message que voulais faire passer Toru Fujisawa pendant les années 2000. Tout y passe, persécution scolaire, tentative de suicide, viol, pression parentale et sociétale, le tout couronné d’une critique avant-gardiste sur les débordements que peuvent engendrer les réseaux sociaux, alors qu’ils n’existaient pas encore à l’époque.

Bref, à l’instar de Dragon Ball, GTO n’a pas vieilli et est toujours aussi bon. Ceux qui ne connaissent pas, foncez acheter les tomes. Vous pouvez presque les prendre neuf tellement le prix diffère peu avec ceux d’occasion. Et pour ma part, je vais essayer de mettre la main sur les 31 tomes de Young GTO pour boucler la boucle et voir si les aventures du bozosoku sont aussi bonnes que celles du professeur.

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