La seconde partie du dossier sur les meilleurs jeux de la GameCube est enfin là. Comme dit précédemment, j’ai du scinder l’article en deux car j’ai beaucoup de choses à vous dire sur cette dizaine de jeux qui ont fait les beaux jours du cube violet, et qui pour beaucoup ont une grande valeur sentimentale. La faute à une époque où l’insouciance était de mise et ou presque tout mon temps libre passait devant les jeux-vidéos, mais aussi des émotions qui ont disparu de la plupart des productions actuelles.

Starfox Adventures – Date de sortie : 22 novembre 2002

Mon tout premier jeu d’aventure, avec un grand A ! Après plusieurs lectures sur le jeu dans différents magazines, j’ai demandé le jeu au papa noël en 2002, et pouf le jeu est apparu sous le sapin 🙂 Il faut savoir qu’à cette époque-là, le seul Zelda auquel j’ai joué est Ocarina of Time, durant une petite heure à peine et je n’ai pas du accroché. Alors je vous laisse imaginer la claque que j’ai reçu en lançant Starfox Adventures pour la première fois. Le jeu était absolument magnifique, très coloré et avec un concept original que je raccourcirai volontairement : sauver les dinosaures d’un dinosaure méchant ^^ Je ne le comprendrai que plus tard mais les mécaniques de jeu ont tout d’un Zelda, et je kiffe grave. De souvenir, la manette de la Gamecube est très bien adaptée au jeu et le joystick C est diablement bien pensé pour l’utilisation des nombreux armes de Fox McCloud. Le petit bémol du jeu se trouve dans niveau spatiaux qui ont vraiment très peu d’intérêt pour moi, mais qui parle surement aux fans de Starwing, que je n’ai pas connu. C’est un jeu que je ferai à nouveau volontiers si un remake ou un remaster était annoncé, car malgré tout l’amour que je lui porte, je ne l’ai fait qu’une seule fois. Concernant l’exemplaire que je possède, ce n’est pas celui de 2002 car il a souffert de ma jeunesse, et je l’ai remplacé par un exemplaire en meilleur état il y a longtemps.

Super Mario Sunshine – Date de sortie : 4 octobre 2002

Vous pouvez poser un congé pour la matinée car j’ai énormément de chose à dire sur ce jeu que je considère aujourd’hui et surement pour toujours comme le meilleur jeu de plateforme au monde. Pardon ? Non, la nostalgie n’y est pour rien 🙂 Mais rarement, pour ne pas dire jamais, un jeu vidéo m’aura provoqué cette petite sensation de bien-être et ce sourire en coin en revoyant tous les moments que j’ai passé en compagnie de Mario et J.E.T. Je peux encore entendre les musiques ou même le son de la sélection des sauvegardes qui résonnent dans ma tête. Bref, je pense que si je devais qualifier un jeu de madeleine de Proust, ce serait bien Super Mario Sunshine. Tout à commencé pendant une discussion entre ami en attendant le bus, devant le lycée. Super Mario Sunshine vient vite sur le tapis et en bon anticonformiste que j’étais (et que je suis encore un peu) je refusais catégoriquement de jouer à ce titre grand public, comme tout les Mario (je n’avais d’ailleurs jamais touché un Mario de ma life 🙂 ). J’imagine que ma position n’a pas durée longtemps mais j’ai carrément un blackout entre cette discussion et le moment j’ai inséré la galette dans ma console. Et une fois la manette en main, elle fut très difficile à lâcher d’autant plus que mon ignorance m’a permis de ne pas souffrir de la comparaison avec Super Mario 64. C’est clairement ce « quelque chose » dont je parlais dans la présentation générale de ma collection qui m’attirait inlassablement vers ce jeu et ce, malgré ses défauts. Car oui, il n’est pas exempt de défaut, notamment la rigidité de Mario qui combinée à un level-design ultra punitif m’ont souvent donné envie de balancer la manette contre la télévision. Mais les graphismes, les musiques, les sons dans les menus, tout me rappelle mon adolescence et les émotions que le jeu me procurait. Jeu que j’ai fini en une vingtaine d’heure de mémoire et pour lequel j’ai tenté le 100%, soit 120 soleils, en vain. En vain, en 2004 ! Pendant l’hiver 2016 et les énormes siestes de mon fils de deux mois, je décide de relancer ce bon vieux Mario Sunshine, pour voir, par curiosité. J’insère le jeu, ma carte mémoire de l’époque et bingo, ma save est toujours là, avec 94 soleils au compteur. Je me dis que le défi peut être sympathique, et je reprends ma partie dans les mêmes conditions que quand j’avais 16 ans chez mes parents, c’est-à-dire dans ma chambre, au sol, la couette sur les genoux et le chauffage dessous pour être au chaud. Cela représente tellement de bons souvenirs pour moi. Plusieurs heures de jeux plus tard, une quinzaine je pense, et 12 ans après ma première partie, j’obtiens enfin les 120 soleils ! Je me suis vraiment bardé même si ma manette a encore une fois failli exploser en mille morceaux. Pour ceux qui se souviennent, j’ai passé plusieurs heures sur l’épisode où on doit arroser avec Yoshi des poissons qui se transforment en plateformes permettant d’accéder au soleil tout en haut de Port Ricco. Je ne me rappelle pas avoir eu beaucoup d’exemplaire de Super Mario Sunshine entre les mains, donc je pense que celui j’ai aujourd’hui est celui que j’ai acquis dans les années 2000.

Super Smash Bros Melee – Date de sortie : 24 mai 2002

Le second jeu que j’ai déballé le soir du 25 décembre 2002. Super Smash Bros Melee est un des deux jeux qui m’ont décidé à acheter une Gamecube. Suite du génialissime (ça se dit pas je sais) Super Smash Bros 64 que j’ai poncé malgré l’injouabilité (je sais ça se dit pas non plus 🙂 ) sur PC, je ne pouvais pas me permettre de passer à côté de ce joyeux bordel organisé entre toutes les stars de Nintendo sur la console dernier cri de la firme au plombier. Tout comme Mario Kart Double Dash, c’est un des rares jeux multijoueur qui m’a autant occupé en solo. Je me rappelle avoir débloqué tous les personnages et toutes les arènes, et surtout avoir buté sur la dernière épreuve où l’on doit éliminer les deux énormes mains blanches. J’ai passé des heures à fracasser ces deux putains de mains qui ressemblent à celles de Mickey, mais en vain, impossible de les battre. Il faudrait peut-être qu’un jour je me fasse violence comme avec Mario Sunshine pour réparer cet affront et pouvoir dormir la nuit tranquillement. Et comme pour Mario Kart, en passant autant d’heure dessus je n’ai jamais été inquiété dans les joutes contre les copains. Je me déplaçais souvent la anse de mon cube à la main chez les collègues pour des après-midi interminables alternant piscine et batailles bordéliques dans lesquelles nos amis deviennent des ennemis, même durant les quelques minutes qui suivent leur défaite 🙂 Son gameplay était aussi simple à comprendre que difficile à mettre en application, et c’est quand j’ai découvert Samus que j’ai pu exprimer tout mon potentiel sans que les parties soient complètement cheatés avec des combattants comme Captain Falcon, Ganondorf ou encore Marth. C’est clairement le meilleur jeu de le licence, et pourtant j’ai bien essayé chaque nouvelle itération du jeu mais sans jamais retrouver la saveur du Melee. Je me rappelle avoir possédé plusieurs exemplaires du jeu, et je pense que celui que j’ai aujourd’hui est un mélange du meilleur état des parties que j’ai récupéré sur différentes pièces.

Tales of Symphonia – Date de sortie : 19 novembre 2004

Après la sortie du jeu en 2004, j’apprends qu’un de mes collègues de classe de terminale se l’ait récemment procuré. Après un simple échange, sûrement un des premiers d’ailleurs, il propose de me le prêter une fois qu’il l’aura fini. Il faisait parti de ces gars complètement chelou au lycée qui en fait sont super sympa une fois la carapace grattée. Bref, quelques mois plus tard j’ai le jeu entre les mains, alors que mon seul contact avec la saga fut Tales of Phantasia sur Super Nintendo, avec une rom foireuse qui m’empêchait d’aller plus loin que quelques heures de jeu. Parmi tous mes amis joueurs, j’étais le seul à avoir une Gamecube, tous avaient la fameuse Playstation 2 et je me souviens très avoir appelé un de mes amis quand j’ai démarré le jeu histoire de le faire râler et cela a diablement bien fonctionné, ainsi que pour la gonzesse qui entendait la discussion derrière lui qui m’a sorti un magnifique « espèce d’enfoiré ! » alors que je ne l’avais jamais vu. C’est un détail qui m’a marqué car une nana fan du dixième art à cette époque était plutôt rare. J’ai rapidement dû rendre le jeu pour une raison qui m’échappe complètement aujourd’hui, mais j’ai vite corrigé le tir en me rendant dans mon Dock Games habituel et si mes souvenirs sont bons il m’a coûté 15€, soit à peu près son prix aujourd’hui 12 ans plus tard, fait assez rare pour être souligné. Il m’aura fallu environ 44 heures pour mettre fin à cet histoire aussi prenante que longue qui m’aura fait aimer le genre, uniquement surpassé à ce jour par Tales of Vesperia à mon goût. J’attends d’ailleurs depuis longtemps son successeur, que je n’arrive pas à trouver dans les récentes productions de la saga. Je suis quasiment sûr que l’exemplaire en ma possession n’est pas celui de 2005, car j’ai en eu de nombreux entre les mains depuis que je collectionne.

Zelda The Wind Waker – Date de sortie : 3 mai 2003

Si vous avez eu le bon goût de poser votre matinée pour Super Mario Sunshine, j’espère que vous avez également posé votre après-midi pour The legend of Zelda : The Wind Waker ! J’ai tellement de chose à dire sur ce jeu que je ne sais pas par où commencer, alors ce sera par le commencement ! Le 6ème opus de la saga légendaire sera le premier jeu que je précommanderai de ma vie, à Micromania. Si je n’avais pas ce souvenir en tête, je jurerai que l’enseigne n’a jamais vendu autre chose que de la PS360 🙂 Bref, je me revois encore arriver dans mon centre commercial avec mes parents, un gros smile sur le visage, et je ressens encore cette impression de tenir un véritable trésor dans les mains à ma sortie du magasin. Il faut me comprendre, tout ce que j’ai pu lire dans la presse spécialisée m’a rendu complètement dingue, et je n’ai à cette époque jamais vraiment joué à un Zelda. Je me souviens être resté bête en voyant ce magnifique mini-DVD entièrement coloré de jaune (ce qui n’est pas le cas de la version standard), ainsi que le contenu du disque collector avec Ocarina of Time et sa Master Quest jamais sortie chez nous. Après toutes ces années d’attentes, de discussion dans la cour (ou les cours 🙂 ) du lycée, et surtout après l’énorme déception de l’après Space World 2000, la petite galette dorée se retrouve enfin dans mes mains, prête à être insérer dans le cube. J’entends encore aujourd’hui la petite musique du menu des sauvegardes ainsi que du petit son joué lorsqu’on en sélectionne une, tout comme un certain Super Mario Sunshine. Les fresques mettant en scène la légende du héros en vert donnent immédiatement un ton décalé au titre qui sera confirmé dès les premières minutes de jeu. Tous ce que j’ai pu lire dans la presse était vrai, le cell shading fonctionne à merveille, les émotions sont parfaitement retranscrites grâce au design simple mais efficace des personnages, et l’aventure avec un grand A se fait rapidement ressentir suite à l’enlèvement de notre sœur et le départ en bateau avec celle qui se révélera être plus tard la princesse bien connue de tous désormais. Ce fut un réel bonheur de parcourir tout l’océan à la recherche de trésors et d’îles cachées, ou encore de découvrir tous les secrets que renferme Mercantile. Je n’avais encore jamais senti une aussi grande liberté dans un jeu vidéo et même si ses détracteurs l’ont qualifié de vide, il m’a entièrement conquis. Une fois terminé, je ne sais pas comment le jeu a quitté ma collection, mais je sais comment il y est revenu. J’ai commencé le travail que j’ai aujourd’hui en 2011 et depuis je me suis étroitement lié d’amitié avec un collègue de bureau direct, lui aussi fan de jeu vidéo. Un jour comme un autre, il est arrivé dans mon bureau en me donnant son exemplaire de Wind Waker, la même version collector que je m’étais procuré le 3 mai 2003. Je suis frustré de ne pas avoir l’exemplaire que j’ai moi-même acheté, mais la façon dont j’ai récupéré celui que je possède aujourd’hui me satisfait pleinement !

LAISSER UN COMMENTAIRE

Ecrire un commentaire
Votre nom