Crash Bandicoot N.Sane Trilogy, le remake presque parfait !

La mascotte de la Playstation a occupé une bonne partie de mon temps de jeu sur la Playstation. J’ai découvert la licence du marsupial chez mon cousin en même temps que console emblématique de Sony. Mais je n’ai plus touché aux jeux depuis que je les ai fait à la fin des années 90, et ma joie fut immense en découvrant la sortie du remake regroupant les 3 épisodes sur Playstation 4. J’ai plusieurs fois eu l’envie de relancer ma vieille PS1 pour tâter du marsupial, mais les 32bits et la bouillie de pixels ne font plus envie depuis l’ère de la 4K 🙂 La N.Sane Trilogy tombe à pic pour me replonger dans cette saga mythique du PS multicolore !

N.Sane Trilogy

Au lieu de vieillir de 21 ans, Crash fait peau neuve dans ce remake HD. Petit regret pour les puristes, au démarrage du jeu, la mythique voix américaine qui annonce Naughty Dog a été remplacé. C’est désormais une voix française qui annonce Vicarious Visions avec un ton qui imite l’original mais sans l’égaler, évidemment. Viens ensuite un écran permettant de choisir à quel titre nous voulons jouer plutôt bien fait, et c’est parti ! Le côté graphique du remake est maîtrisé par Vicarious Visions qui nous en met rapidement plein les mirettes. Le level design fonctionne toujours aujourd’hui, et la difficulté autrefois problématique est devenue un grand point positif. Ne serait-ce que pour finir le premier épisode en ligne droite, c’est dur. Dur à cause de quelques niveaux extrêmement difficiles, notamment ceux des ponts.

Crash Bandicoot

Petit regret pour moi, comme sur l’original, les niveaux s’enchaînent à l’enfilade, à la Donkey Kong Country. Je préfère largement le système de hub des deux suites, qui permet plus de flexibilité. Tout comme je préfère encore aujourd’hui Super Mario Galaxy 1 au 2. Dans Crash Bandicoot, le die & retry ne frustre jamais, et le jeu prend tout son intérêt lorsqu’on s’intéresse au platine. Pour l’obtenir, il faudra d’abord avoir toutes les gemmes du jeu, en récupérant toutes les caisses dans tous les niveaux. Et c’est un challenge assez simple. Le plus long est de trouver les quelques caisses que les développeurs ont caché comme des coquins 🙂 D’ailleurs, mention spéciale aux petites têtes de Cortex et de Nitrus Brio à collecter pour obtenir des objets clés qui cassent la monotonie de la chasse aux gemmes classiques.

La seconde condition pour avoir le Platine, est d’obtenir la relique or dans chaque niveau en les terminant dans un certain temps. Heureusement que les temps platines ne sont pas nécessaires pour le Platine (gné ? 🙂 ). C’est vraiment à ce moment-là qu’on réalise le travail abattu sur ce premier remake. Il faudra apprivoiser chaque niveau pour savoir comment optimiser ses déplacements et se rendre compte que le placement de chaque obstacles et ennemis est en fait parfaitement millimétré. Encore une fois, les deux niveaux sur les ponts sont une horreur de difficulté, sachant que juste l’or m’a tellement fait transpirer. Le trophée Platine de Crash Bandicoot est donc plutôt long et difficile à obtenir (environ 30h pour ma part), mais il frustre rarement car il est uniquement basé sur le skill manette en main. Dès qu’on meurt, on sait que cela vient de nous, parce qu’on à mal jaugé un saut, paniqué sur la dernière ligne droite car le mental suit pas, et jamais à cause d’une hitbox foireuse ou d’un game design à la ramasse. Oui, like au Souls, et en opposition totale avec son petit frere Cortex Strikes Back…

Le platine crash bandicoot passe par le niveau du pont

Crash Bandicoot 2 : Cortex Strikes Back

J’ai commencé la saga Crash Bandicoot avec ce deuxième épisode, sobrement intitulé Cortex Strikes Back. Dans mes souvenirs vieux de 20 ans, Crash Bandicoot 2 est le meilleur épisode de la trilogie, mais qu’en est-il aujourd’hui, en 2019, une fois l’effet nostalgie estompé ? Car c’est avec des yeux de merlan frit que je l’ai découvert en 1997. C’est aussi la première fois que j’entends le boot up mythique de la PS1 🙂

Le verdict, c’est que ce deuxième opus est finalement beaucoup trop facile. Cinq petites heures pour le finir en ligne droite avec mon fils sur les genoux, chose impensable pour le premier. Aucune petite crise de nerf ou la petite goutte qui coule sur la tempe, du easy jusqu’au bout et un combat final qui propose une bête course poursuite dans l’espace contre Cortex. L’ajout de la glissade varie un peu le gameplay sans le révolutionner, et provoque même de la frustration car qu’il arrive que Crash ne réponde pas à un saut après cette glissade et entraîne une mort alors qu’on était pas loin d’une relique par exemple. Ou encore les phases en jet-pack qui sont affreuses en termes de maniabilité. Les hitboxs sont aussi complètement pétées et mourir alors qu’un ennemi ne nous touche pas vraiment, ou encore de rester bloquer contre un rebord devient trop fréquent. Ou alors, histoire de troller un peu, comme dans le screenshot ci-dessous où Crash reste tout bonnement coincé dans le vide pendant une chute 🙂

Encore une fois, la chasse du Platine relève le niveau, mais c’est mal fait. Les 42 gemmes disponibles (contre 26 dans le 1) sont plus des bouche-trous qu’autre chose et on en viendra très rapidement à bout, encore une fois sans grande difficulté. Le jeu prends tout son sens avec les reliques car on se rend compte une fois de plus que le jeu est millimétré et que chaque élément à sa place pour une bonne raison. On peut parler de difficulté, mais elle reste risible face à celle de son grand frère. La seule vraie bonne idée vient de l’apparition de monde bonus comprenant 3 niveaux avec un départ différent de niveau déjà existant, et 2 niveaux complètement inédits. C’est une agréable surprise de tomber par hasard sur un passage secret qui débloque ces fameux niveaux, et cela explique également que certaines gemmes sont impossible à obtenir dès le début de jeu. L’autre idée sympa, mais pas assez exploitée à mon goût, et l’obtention d’une gemme en ne brisant aucune caisse. C’est très original, mais appliqué uniquement au premier niveau.

Bref, vous l’aurez compris, Crash Bandicoot 2 Cortex Strikes Back qui était le meilleur opus dans mes souvenirs, vient de passer en deuxième position et ça fait de la peine à mon petit cœur. Mais cela un très très bon jeu de plateforme hein, c’est du tout de même du très bon Crash !

Crash Bandicoot 3 : Warped

Ce troisième Crash est l’aventure la plus simple de la trilogie (et pourtant celui du deux n’était pas bien compliqué), mais ce n’est pas forcément le moins bon des trois pour moi. Au programme, la même recette que ses grands frères, mais plus original que Cortex Strikes Back !

J’ai attaqué Warped en étant un peu sceptique ca dans mes souvenirs c’est le moins bon des trois. Mais dès les premiers niveaux, la magie opère plutôt bien car au final c’est l’épisode dont je me souviens le plus, et l’effet madeleine de Proust est immédiat. Le jeu nous emmène successivement dans un château avec des chevaliers et des magiciens, sous l’eau aux commandes d’un sous-marin, à dos de tigre pour parcourir la muraille de chine, et sur l’océan à bord d’un jet-ski, rien que ça ! Autant de niveau que de gameplay différent, et si on compare aux courses à dos d’ours et aux niveaux les jet-pack de Cortex Strikes Back qui étaient pleines d’approximations, on peut dire que les nouvelles mécaniques de jeu de Warped sont biens maîtrisées. Dernière nouveauté qui arrive un peu plus tard, la course de moto, mais que je trouve un peu moins intéressante car moins aboutie à mon goût. On retrouve également dans cet épisode les niveaux secrets qui se débloquent en réalisant une action un peu improbable, comme par exemple foncer à moto dans un panneau de signalisation 🙂 et permettant d’obtenir des gemmes jusqu’alors inaccessibles. Le seul vrai défaut de cet ultime opus, comme le deuxième, est son extrême facilité, et ce, même dans la conquête du platine.

Comme d’habitude, le vrai défi pour le trophée platine du jeu est d’obtenir toutes les gemmes (45) et toutes les reliques or (31). C’est un peu plus que dans le 2 mais ça reste raisonnable. Le truc le plus dur du jeu est de se rendre compte qu’il y a une plateforme en plein milieu du hub qui permet d’accéder à 5 nouveaux niveaux, et de trouver les deux accès secrets dont je vous parlais plus tôt. Sinon, c’est d’une facilité déconcertante. Toutes les gemmes s’obtiennent facilement, avec aucun passage qui fait suer, et il y a peut-être une ou deux reliques or qui m’ont donné du fil à retordre mais pas plus, sachant que cette fois, à part pour ces deux reliques j’ai fait l’intégralité du jeu avec mon gamin de deux ans collé à mes basques. Le Graal fut mien en une petite vingtaine d’heure de jeu, comme pour le 2, ce qui porte à 70h le temps passé sur la très bonne N’Sane Trilogy.

Vous l’aurez compris, Warped est un épisode est de très bonne facture tout en réussissant à être plus original que Cortex Strikes Back. La diversité des niveaux et l’efficacité du gameplay bien plus juste que son ainé en font un meilleur titre.

Une sacrée trilogy !

Vicarious Visions nous livrent un super remake avec ces trois aventures fabuleuse. Pour moi le meilleur épisode restera la première expérience que nous a proposé Naughty Dog en 1997. Pour faire rapide, le 1 est incroyable de justesse, le 2 un peu plus recherché mais mal fini, le 3 un superbe mix des deux premiers mais un peu trop facile. La N’Sane Trilogy devient un indispensable de cette 8ème génération de console, pour les petits comme pour les grands (et les plus courageux) !

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