Depuis quelques semaines je relis le manga Dragon Ball et je prends un pied dingue 🙂
Dragon Ball est publié en France de mai 1993 à septembre 2000 aux éditions Glénat, une édition mythique aux couvertures colorées changeant à chaque tome. C’était la bonne époque où j’allais à la presse avec mes parents pour chercher le tome mensuel/trimestriel que j’avais réservé. D’ailleurs ils étaient bien en retard sur l’anime diffusé par le Club Dorothée. Pour comparer, la fin de la diffusion de l’anime en novembre 1996 (même si on sait c’état pas la vraie fin car l’anime a été coupé pendant l’arc de Boubou) correspond à la sortie du tome 23 qui s’appelle Recoom et Guldo, en plein arc Freezer.

J’ai depuis fait l’acquisition de la Perfect Edition composé de 34 volumes contre 42 pour l’édition originale, avec un format plus grand, des chapitres en couleur, et un papier de très bonne qualité. Clairement, ça claque !

Ils ont aussi retravaillé la traduction, pour le meilleur et pour le pire.

Le meilleur : une traduction plus fidèle
– quand Krilin trompe Sangoku pendant la recherche de la pierre de Tortue Géniale, Lunch prépare un repas que seul Sangoku ne dégustera pas, et on apprend que le plat cuisiné est du Fugu, un poisson qui est mortel s’il est mal préparé
– les onomatopées présentes dans les bulles sont traduites et démontre tout un tas de référence à d’autres œuvres

Le pire : une traduction plus fidèle
– le baton magique de Sangoku est renommé nyoi-bo, le nuage magique devient kinto-un, Tortue Géniale devient Kame Sennin
– Sangoku devient… p’tit Son…

On peut bien se rendre compte ici de la différence d’illustration entre les deux éditions.

J’ai aussi relevé quelques fautes par-ci par-là, mais je ne me rappelle pas si elles étaient présentes sur l’édition originale.
Bref, pour les nostalgiques, il vaut mieux préféré la première édition, pour les autres, la qualité de la nouvelle est en tout point supérieure !
Le papier, la traduction, la couleur, c’est cool, mais Dragon Ball alors, ça donne quoi en 2018 ?

Vous osez vraiment poser cette question ? Bon ok, j’ai eu un petit doute quand j’ai commencé ma lecture 15 ans plus tard, mais soyons sérieux deux minutes, il s’est effacé après quelques pages. Je me demande même comment j’ai pu douter du charme que pouvait encore avoir aujourd’hui Dragon Ball, le sacro-saint manga de Monsieur Akira Toryiama, toujours copié mais jamais égalé.
Le manga n’a pas pris une ride, l’humour omniprésent est excellent (même si les coquineries de Tortue Géniale font qu’un enfant ne peut pas tout voir), et rare sont les mangas qui ont réussi à me filer des frissons. Oui, des frissons.
Dans un anime, avec une bonne musique sur un moment critique, mes poils peuvent souvent s’hérisser, mais devant une feuille de papier et du texte, peu d’élu y arrive, et Dragon Ball le fait très bien.
Le premier exemple qui me vient en tête est le comportement de Sangoku après avoir débloqué son potentiel caché à la Tour Karine. À son retour face à Piccolo, les dessins et les mots employer par Sangoku nous font réellement ressentir sa colère et la pression qu’engendre ce genre de situation.

Deux moments charnières de la saga ! Dragon Ball n’a plus été pareil après ces deux événements !

J’ai fini aujourd’hui les 34 tomes, et autant dire que je les ai dévoré ! Dans mes souvenirs de gamins je regardais surtout l’arc Boubou, car il passait à la télévision. Les nombreux moments cultes de cet arc resteront à jamais gravés dans ma mémoire et c’était donc quelque part la partie que je préférais de la saga. Cependant, après avoir relu l’intégralité du manga, je mets sur un pied d’égalité l’arc Freezer, qui est excellent dans son déroulé et avec des personnages très bien travaillés, où Sangoku monte continuellement en puissance jusqu’à l’avènement du SSJ, et l’arc Cell, composé d’un scénario tout simplement fabuleux d’ingéniosité avec le voyage dans le temps. Et je mets un peu en retrait l’arc Boubou qui part un peu trop dans tous les sens, avec rebondissement sur rebondissement et transformation à gogo (même si pour moi la majeure partie des moments cultes de l’anime sont dans cet arc).

En résumé, Dragon Ball c’est de la bombe. Depuis la première édition japonaise en 1984 jusqu’à aujourd’hui, c’est une oeuvre intemporelle et transgénérationnelle que maître Toriyama nous a fait découvrir, pour les grands comme pour les petits.

Alors ceux qui ne connaissent pas, allez-y les yeux fermés, ceux qui connaissent, retournez-y les yeux fermés 🙂

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