Le 1er décembre 2017 est sorti le dernier grand jeu de l’année pour la première année de commercialisation de la Switch. Après un Zelda Breath of the Wild époustouflant, et le retour de Super Mario Odyssey au sommet du jeu vidéo, Monolith Soft marque une année 2017 déjà bien remplie par nombre de blockbusters mais dont la fin deviendra épique grâce au 3e volet de la franchise Xenoblade Chronicle, qui n’est au final le 2nd épisode canonique.

Précommandé à un prix imbattable grâce à Amazon (42€), je ne l’ai vraiment commencé qu’en mai dernier, pour le finir en septembre 2018 avec 102h au compteur.
Cela correspond à la moyenne que mettent les joueurs sur Howlongtobeat pour le terminer sans le rusher, et je pense sincèrement que 100h est le temps de jeu conseillé pour profiter pleinement de ce que le jeu a à nous offrir.
Je pense qu’on peut effectivement le plier en 65-70h, mais faut vraiment aller droit au but, et surtout de façon intelligente car sinon on se retrouve rapidement bloqué. Mais ce serait vraiment se passer de pas mal d’à côté plus qu’intéressant.

Alors à quoi servent les 30h restantes que je préconise ? Aux quêtes annexes évidemment, mais surtout à l’exploration de l’immense écosystème qui vous récompensera toujours soit sous forme de compétence, de loot, d’expérience, soit de la satisfaction personnelle d’avoir découvert une tonne de chose que d’autres ne verront pas. Je me suis retrouvé plusieurs fois dans le jeu à me dire : « putain si j’avais pas pousser la découverte, je l’aurai jamais vu ! ». Résultat ? Une nouvelle zone, un niveau de découverte d’un titan qui augmente, un coffre avec un loot dingue et un mob que j’avais jamais vu auparavant !

Concernant les quêtes annexes, elles ne sont pas toutes intéressantes, avec une bonne partie qu’on peut qualifier de FEDEX (mais qui ne sont pas toutes nulles) et une autre partie par contre que je considère presque comme indispensable : les quêtes de lame.
Si la plupart des lames s’obtiennent en éveillant des cristaux-cœurs, certaines s’obtiennent pendant des quêtes annexes qui ne font vraiment pas rigoler, pouvant durer plusieurs heures et vous faisant découvrir des lieux que vous n’auriez jamais vu sans elles. Mieux encore, une fois certaines lames débloquées, de nouvelles quêtes (très drôles pour certaines d’entres elles) qui leurs sont dédiées apparaissent, leur permettant la plupart du temps de compléter leur arbre de compétence.

Pour revenir sur les cristaux-cœurs, ils s’obtiennent en tuant des monstres, en ouvrant des coffres ou en faisant de la récupération. Il y en a 3 différents : des communs, des rares et des légendaires et sont différentiés par leur pourcentage de chance d’éveiller une lame rare plutôt qu’une commune : il y a une infinité de lame commune, et 38 lames rares.

Pour le système de combat, il se retrouve entre XC1 et XCX : complexe mais pas abruti (il fallait un doctorat pour tout comprendre du système de XCX). On éveille une lame, on l’attribue à un pilote, et on les gère comme on veut dans nos combats (3 maximums). Ce sont ces lames qui définissent la nature d’un combattant (ATQ, DEF ou TANK) et son élément (feu, vent…). Chaque pilote disposent de 3 arts (en fonction de leur lame) et 1 art de lame décliné en 4 niveaux. Viennent ensuite les combos de lames et les combos de pilotes, mais là c’est une autre histoire, on rentre dans la complexité un peu idiote de XCX 🙂
En même temps qu’un pilote gagne de l’XP, les lames gagnent des compétences pour leur permettre de monter en puissance pendant les combats, et d’autres pour débloquer des coffres ou des portes. C’est une partie très importantes car certaines portes de la quête principale ne s’ouvrent par exemple qu’avec un niveau de feu égal à 3, et si vous n’avez pas ce niveau dans vos lames, bah vous êtes carrément bloqué et vous êtes bons pour aller faire soit du level up, soit de la recherche d’objet, soit des combats contre des monstres particuliers.

Pour le scénario, c’est tout simplement le meilleur des 3 épisodes : 2 > 1 > X. Il est dans la lignée du 1 mais en gomme la plupart de ses défauts, et sort des clichés politiques que l’on peut souvent retrouver dans un JRPG. La mise en scène est vraiment dingue, digne des grands shonens que sont Naruto ou One Piece, et concernant les musiques, je dirais que globalement l’OST est du même acabit que le 1, avec une paire de morceaux qui dépassent clairement le cadre du jeu vidéo.

Mais faire tourner tout ça dans un open world démesuré sur Switch fait s’effondrer la résolution et le framerate assez fréquemment, c’est indéniable, surtout en mode portable. Par contre je comprends pas qu’on puisse le qualifier de moche. C’est évidemment pas de la PS4, mais les couleurs et la DA utilisée le rendent vraiment très beau sur Switch (bien plus que Breath of the Wild par exemple).

Amoureux du JRPG, foncez les yeux fermés, puceaux du JRPG, aidez-vous d’un guide ou du web pour tout saisir. Pour les autres, c’est vraiment une aventure avec un grand A mélangeant JRPG classique (classique à la Xenoblade quand même…) avec les codes du shonen par excellence.

NB : Cliquez sur les images pour les agrandir. Les screenshots ont été pris par mes soins, sur ma console, normal que vous ne les trouviez pas ailleurs 🙂

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