Chrono Trigger est un J-RPG de Squaresoft, sorti sur Super Nintendo de partout dans le monde sauf en Europe en 1995. Yuji Hori, créateur de Dragon Quest, Hironobu Sakaguchi, créateur de Final Fantasy, Akira Toriyama, créateur de Dragon Ball, une équipe de rêve qui amène une terrible association entre Square et Enix (qui deviendra Square Enix 10 ans plus tard).
Souvent considéré comme le meilleur J-RPG, voir le meilleur jeu de tous les temps, ce fût un succès critique et commercial certain. Son entrée sur le sol européen se fait en février 2009 pour le plus grand bonheur de tous les fans de J-RPG, mais ce n’est que cette année en avril 2018, que j’ai mis fin à la terrible menace Lavos.

Côté technique et innovation, surtout pour l’époque, c’est une belle gifle. Le jeu est beau à se damner, le système de combat ATB est révolutionnaire, il n’y a plus de distorsions d’écran ni de rencontres aléatoires, et l’arrivée des attaques combinées cassent un peu les codes des J-RPG.
Les « à côté » ne sont pas en restes car les quêtes annexes sont très bien scénarisées et mettraient en PLS celles de beaucoup de jeux actuels dans leur construction, et il y a pas moins de 13 fins différentes.
Sur le papier, ça fait clairement rêver, mais une fois en main, ça donne quoi ?

Dès le début du jeu, on peut clairement s’identifier au personnage de Chrono. On sort de son lit et on va à la fête foraine s’amuser, dans un style très coloré, et une ambiance sonore qui colle parfaitement à la situation.
Tout s’enchaîne assez rapidement et c’est du tout bon : on prend un plaisir fou à avancer dans le jeu pour découvrir et résoudre les anachronismes que l’on a déclenché, jusqu’à l’arrivée dans le futur où l’on voit le triste avenir de la planète.
À partir de ce moment, le jeu prend aux tripes et on a envie d’aller sauver le monde. Mais une fois arrivé à la fin des temps, j’ai passé un des pires moments de ma vie de joueur, car j’ai mis très très longtemps à savoir quoi faire.
C’est pour ça que j’ai mis autant de temps à finir le jeu : j’ai passé plusieurs années avant de trouver ma route. J’avais déjà connu ça avec FFVI, que j’ai fini par abandonner complètement.

Une fois remis sur les rails, cela a été un vrai bonheur de parcourir le monde et les époques de Chrono Trigger, suivant un scénario écrit d’une main de maître et des personnages toujours plus attachant.
Mais le jeu devient un chef d’oeuvre quand on obtient Epoch ! On découvre une liberté totale sur chaque continent de chaque époque, on peut accéder à toutes les quêtes annexes scénarisées qui permettent le modifier l’histoire (très très bien écrites) et ainsi approfondir les relations de certains personnages secondaires.
Le moment qui m’a le plus marqué, c’est quand, au milieu d’une balade, j’ai découvert une tombe sur lequel j’ai versé du vin (obtenu dans une autre époque) et qui m’a débloqué une quête de fou. À ce moment-là, tout est devenu plus clair dans ma tête et j’ai pu apprécier Chrono Trigger dans son entièreté (c’est beau).
Bref, le panard ! J’imagine même pas la folie que ça a du être à sa sortie en 1995 (chose que je ne ressens pas du tout avec FF6 ou FF7 par exemple).

Pour la petite histoire, j’ai décidé de vendre ma cartouche il y a quelques mois car j’étais bloqué à la fin des temps, et sur les conseils de collègues de France Retrogaming, j’ai insisté une dernière fois, et ce fût la bonne !
Chrono Trigger est vraiment un grand jeu, et la DS est définitivement une console géniale.

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