Je vous ai coupé la chique la dernière fois mais je voulais pas un article trop indigeste. Alors, j’en étais où ?

Oui, une fois prêt à encaisser le lourd poids d’un tel jeu, le plaisir a été immédiat.
Le premier bonheur vient du 60Hz qui fait qu’Alucard bouge beaucoup plus vite et que le rythme est complètement différent de la version que l’on a eu sur nos bonnes vieilles PS1.
La deuxième joie vient de la VF, car même si la VO en anglais n’est pas très compliqué à comprendre, en bon chauvin que je suis j’aime profiter d’une oeuvre en français.
On termine par une classe complètement folle du héros à savoir non plus Richter mais Alucard, le fils de Dracula.

N’étant que mon second Metroidvania (le premier étant Ori and the blind forest qui aura surement droit à un petit billet aussi tellement je l’ai trouvé excellent), j’ai pris un malin plaisir de découvrir tout le château, avec les endroits inaccessibles en début de partie qui deviennent atteignables une fois certains pouvoirs acquis.
Si mes premières heures ont été cool, la suite a carrément été géniale.
Car, on peut le dire, on se sent bien dans à l’intérieur de ce château que l’on a envie de découvrir de fond en comble pour ne pas laisser un mm² de la carte inexploré.

Les différentes rencontres que l’on fait dans le jeu mettent en place un petit scénario intriguant sur la disparition de Richter, et le jeu s’emballe une fois qu’on tombe nez à nez avec lui !

Le jeu s’enchaîne rapidement, il n’y pas de temps mort, et la courbe de difficulté n’est jamais frustrante.
Il y autant de façon de jouer que d’arme disponible pour Alucard, et la gestion de l’expérience amène un côté RPG qui n’est pas pour déplaire à l’adorateur du genre que je suis.
Le seul éventuel souci que l’on peut avoir c’est que le jeu ne donne aucune information, par exemple je n’ai compris qu’à la fin du premier château que je pouvais me transformer en chauve-souris et en brouillard 🙂
Que ce soit pour les transformations, ou encore l’ultime objet qui permet d’obtenir la fin qui amène au château inversé, une petite aide du jeu serait parfois la bienvenue, mais c’est aussi ce qui fait le charme de ces jeux à l’ancienne.

Tiens, parlons-en du château inversé.
Si au début j’ai trouvé génial le concept de marcher au plafond et de ne pas reconnaître le château original, à la longue je trouve que c’est plus un défaut qu’autre chose car pendant les 5-6 premières heures de jeu, on a appris à connaître les lieux, à faire des aller-retour sans regarder la carte, on roule sur tous les ennemis et puis on nous demande de tout recommencer à zéro.
Le second point noir vient du fait qu’il n’y a plus aucun scénario mis en valeur jusqu’au boss final.
Néanmoins, il y a un gros point fort dans ce château inversé, qui ne vient pas tant de sa difficulté accrue qui peut facilement être contournée par les nouveaux pouvoirs que l’on récupère, mais bien par la diversité, l’originalité et la classe des nouveaux boss intermédiaires.

En parlant des boss, ma préférence va clairement à Richter. Etant un néophyte de la saga, l’aventure de Rondo of Blood déjà dans les pattes, ça m’a fait surkiffer d’affronter plusieurs fois le héros de l’opus précédent, et particulièrement l’affrontement final qui donne la fin que je préfère du jeu, où Alucard se retrouve seul face au château et dit qu’il doit disparaître en même temps que lui.
En comparaison, le combat contre Dracula est sympa, mais rien ne me le rappelle car je n’ai pas joué à l’épisode où Alucard défait son père pour la première fois avec Trévor.

Pour résumé, Castlevania Symphony of the Night est pour moi un excellent jeu que j’aurai préféré voir s’arrêter au premier château, dans lequel les développeurs auraient un peu plus investis plutôt que de faire un jeu en deux parties.
Mais peut-être est-ce compliqué de l’apprécier à sa juste valeur et d’en saisir toute la profondeur en 2018, à l’heure où les open-world les plus complets et les plus chronophages sont de mises.

Je vais maintenant m’attaquer à Rondo of Blood et vous laisser avec la première musique que l’on entend dans le jeu, lorsque Alucard pénètre dans le château de son père. C’est le BGM qui m’a le plus marqué dans cet épisode !

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