Collectionneur de longue date, je me suis remis en question quelques mois en arrière concernant la quantité de jeux-vidéo que je possède. Pour en arriver à ce moment clé de la vie d’un collectionneur, il est nécessaire de prendre connaissance du chemin parcouru, en commençant logiquement par le point de départ 10 ans en arrière (bordel 2008 ça commence à être loin).

Un jour d’octobre, un beau jour d’octobre même, alors que je suis en plein boom de la 360 et que je joue au current-gen plus que jamais, je fais le premier vide grenier en solitaire de ma vie (j’en faisais quand j’étais gamin avec mes parents mais je m’en rappelle à peine). Je suis encore à la FAC, donc pauvre, 20 balles en poche pour essayer de trouver le graal, et je me pointe dans mon village natal en me disant que ça me rappellerai de bons souvenirs.
Mais quel graal ? Je ne sais pas vraiment, je me balade, je vois de tout et de rien, j’erre un petit peu même et BOUM !

Quand j’ai vu ces jeux au sol, j’ai failli ne pas demander le fameux « combien ? », mais prenant mon courage à deux mains, j’ose et on me répond « 2€ le jeu et je fais un prix si vous en prenez plusieurs ». À mes pieds se trouvent 6 jeux SNES, à savoir Zelda A Link to the Past, Super Mario Kart, Mickey Mania, Double Dragon, Yoshi Island et Starwing. Tous en très bon état, seul le Mario Kart sans notice, et pour seulement la moitié du billet se trouvant dans ma poche.
Quand j’y pense aujourd’hui c’était le lot de ma vie, mais à ce moment-là c’est juste mega cool d’être tombé sur des vieux jeux SNES !
À cette époque j’adore les jeux-vidéo depuis mon adolescence, mais je ne m’intéressais pas du tout au rétro.
J’arrive chez moi en vainqueur, je montre ça à mon père tout fier et il me dit : « mais comment tu vas y jouer ? ».
Merde, c’est vrai que j’ai pas la console !
Je vais caricaturer la scène, mais en gros, un petit tour sur eBay et j’ai vu ce que j’aurai jamais du voir. Rien à voir avec les prix d’aujourd’hui bien sûr, mais c’était déjà bien gratiné.

S’en est suivi une longue période de collection/entassement malsaine en écumant les vide greniers, arpentant eBay et LeBoncoin tous les jours, check des soldes dans les grands magasins, achetant en lot pour en revendre les 3/4 et auto-financer ma collection pendant presque 8 ans.
Tout ça géré avec un petit excel, pour savoir combien j’ai payé un jeu, où quand comment, et combien je me ferai en le revendant, histoire de donner une vraie valeur pécuniaire à ma collection. Bref, un vrai fou.

Début 2008 je devais avoir entre 30 et 50 jeux, difficile à dire exactement, comprenant des jeux PlayStation 1, Playstation 2, GameCube, Wii et 360. En gros, mes jeux. Mi-2016 je me retrouve avec un peu plus de 800 jeux.

En 2014 et 2015 je fais deux petits tris pour virer le surplus que j’ai, et je rachète pas mal d’autres jeux dans la foulée.
Vint ensuite un moment charnière dans ma vie de collectionneur en avril 2016. Un grand sage sur le forum de France Retrogaming a parlé en disant je cite : « J’arrête de parler de collection car bon nombre d’entre nous ne collectionne pas au sens noble de la collection. On se fais juste une grosse ludothèque ».

Cette phrase a fait écho dans ma tête, j’y ai réfléchi et j’ai rapidement compris qu’il avait totalement raison.
Résultat, après pas mal de choix difficile à faire, je suis passé de plus de 800 jeux à environ 300, qui ont quasiment tous une histoire, pour moi. J’étais plutôt fier de moi, de ma remise en question, et du choix que j’ai fait, chose qui n’était pas le cas quelques mois auparavant.

Passer de 800 à 300, c’est bien, passer de 300 à 150, c’est mieux !
Aujourd’hui, début 2018, je sais tellement que je vais quasiment plus faire de rétro que j’ai envie d’avoir une collection propre, qu’avec des jeux qui ont du sens pour moi, car je sais très bien que les « je le prend parce que tout le monde dit qu’il est génial », ou « je le prend pour plus tard » ne serviront plus à rien désormais.
Entasser c’est aussi une façon de se dire « je pense que je vais le kiffer mais pas pour maintenant, donc je le prends car pas cher après il sera intouchable », et au final c’est toi qui touche jamais le jeu.
Si par bonheur il m’arrive de jouer à d’autres jeux géniaux bah je les achèterai à ce moment là, quitte à le payer 10 ou 20 balles de plus que ce qu’il valait quand je l’avais moi.
Au moins il traîne pas pendant des années sur une étagère pour le « au cas où ».
J’en profite également pour bazarder un pseudo fullset sur des jeux Dragon Ball Z. Ayant un vrai faible pour la série, je me suis mis en tête de posséder tous les jeux existant. Mais vu le nombre de mauvais jeu, je me suis rendu de l’inutilité d’un tel challenge, donc je m’en sépare également.
J’ai eu une paire de choix cornélien tout de même, comme le cas de mon Zelda A link to the Past que j’ai terminé récemment mais que je n’ai pas trouvé aussi bon qu’on le dit, surement la faute de l’époque à laquelle je l’ai fait. C’est surement plus difficile d’apprécier un jeu de 1991 à sa juste valeur en 2017.

Voici donc en photo ce dont je vais me séparer incessamment sous peu, sachant que je vends aussi la plupart de mes magazines d’époque, et une grosse partie de ma collection de manga.

Un peu de collector…

Un peu de console…

Et beaucoup de jeux !

Je me sépare également de pas mal de manga.

Par contre c’est bien beau de trier, mais après il faut s’occuper de faire partir tout ça…

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