Symphony of the Night, quel jeu !

La licence Castlevania n’a longtemps été qu’un nom, et Symphony of the night un titre que je n’ai jamais touché. Un concours de circonstance à été nécessaire pour attaquer sérieusement ce grand jeu de la PlayStation 1.
En 2015 j’ai mis un premier pied dans la licence Castlevania pour la première fois. Même si je n’ai jamais été inspiré par les univers sombres, je me suis procuré un exemplaire de Lords of Shadow sur PS3 à une époque où plus personne n’en voulait, et j’ai kiffé !
Quand une licence me plaît, j’aime bien revenir sur les opus plus anciens, et mon choix s’est porté sur Symphony of the night, que tous les fans considèrent comme le meilleur jeu de la saga. La seule vraie question fut, comment y jouer ?
Sur PS1 ? Non, il coûte un bras, je prends pas le risque. Sur PSP ? Oui, il coûte que dalle, et ce sera cool de le faire en portable. L’orgie de pixel blessera moins ma rétine.

En 2016 je me procure Castlevania X Chronicles sur PSP que toute la presse et la communauté de joueur acclament. Sans le savoir j’ai mis la main sur un vrai bijou de la console, non pas pour son jeu principal mais pour les jeux originaux que l’on peut débloquer in game, et en VF ! Je le souligne car SotN n’est jamais sorti qu’en anglais dans nos contrées, et RoB (Rondo of Blood) n’avait encore jamais quitté le Japon.
Le remake de Rondo of Blood permettant de débloquer SotN après quelques niveaux, je me suis fait avoir par ce dernier et je l’ai fini d’une traite, en ligne droite. Rien de ouf, un jeu sympa, j’oublie et je passe à SotN, et là c’est le drame, absolument rien dans le jeu ne m’intéresse. Je pense que j’étais pas prêt à affronter le monstre de Konami, et c’est en 2018 que je tenterai à nouveau l’expérience. Et la seconde fois fut la bonne !

Le plaisir a été immédiat, grâce au 60Hz qui permet à Alucard d’être plus rapide et plus en rythme que dans la version PS1, ainsi qu’à la VF, car même si la VO en anglais est plutôt simple, en bon chauvin que je suis j’aime profiter d’une œuvre en français. La classe complètement folle d’Alucard y est aussi pour beaucoup.

J’ai rapidement pris un malin plaisir à découvrir tout le château. Les endroits inaccessibles en début de partie qui deviennent atteignables une fois certains pouvoirs acquis poussent positivement à l’exploration, et si j’ai trouvé les premières heures sympas, la suite a carrément été géniale. Car, on peut le dire, on se sent bien dans à l’intérieur de ce château que l’on a envie de découvrir de fond en comble pour ne pas laisser un mm² de la carte inexploré.

Les différentes rencontres que l’on fait dans le jeu mettent en place un petit scénario intriguant sur la disparition de Richter, et le jeu s’emballe une fois qu’on tombe nez à nez avec lui !
Le jeu enchaîne rapidement, avec peu de temps mort, et la courbe de difficulté n’est jamais frustrante.
Il y autant de façon de jouer que d’arme disponible pour Alucard, et la gestion de l’expérience amène un côté RPG qui n’est pas pour déplaire à l’adorateur du genre que je suis.

Le seul éventuel souci que l’on peut avoir c’est que le jeu ne donne aucune information, par exemple je n’ai compris qu’à la fin du premier château que je pouvais me transformer en chauve-souris et en brouillard 🙂
Que ce soit pour les transformations, ou encore l’ultime objet qui permet d’obtenir la fin qui amène au château inversé, une petite aide du jeu serait parfois la bienvenue, mais c’est aussi ce qui fait le charme de ces jeux à l’ancienne. D’ailleurs, au début j’ai trouvé génial le concept de marcher au plafond et ne pas reconnaître le château original, mais à la longue je trouve que c’est plus un défaut qu’autre chose car pendant les 5-6 premières heures de jeu, on a appris à connaître les lieux, à faire des aller-retour sans regarder la carte, on roule sur tous les ennemis et puis on nous demande de tout recommencer à zéro.
Le second point noir vient du fait qu’il n’y a plus aucun scénario mis en valeur jusqu’au boss final. Néanmoins, il y a un gros point fort dans ce château inversé, qui ne vient pas tant de sa difficulté accrue qui peut facilement être contournée par les nouveaux pouvoirs que l’on récupère, mais bien par la diversité, l’originalité et la classe des nouveaux boss intermédiaires.

En parlant des boss, ma préférence va clairement à Richter. Etant un néophyte de la saga, l’aventure de Rondo of Blood déjà dans les pattes, ça m’a fait surkiffer d’affronter plusieurs fois le héros de l’opus précédent, et particulièrement l’affrontement final. En comparaison, le combat contre Dracula est sympa, mais rien ne me le rappelle car je n’ai pas joué à l’épisode où Alucard défait son père pour la première fois avec Trévor.

Symphony of the night est un excellent jeu que j’aurai préféré voir s’arrêter au premier château, dans lequel les développeurs auraient un peu plus investis plutôt que de faire un jeu en deux parties. Mais peut-être est-ce compliqué de l’apprécier à sa juste valeur et d’en saisir toute la profondeur en 2018, à l’heure où les open-world les plus complets et les plus chronophages sont de mises.

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